Une chute sidérale, infinie, qui s’arrête.
Un choc doux, des impressions floues.
Un frôlement, un contact plus net.
Tout s’éclaire, des cheveux sur ma joue.

La première bouchée est pleine de promesses,
La deuxième est plus pressante, je mords,
Ma main droite parcourt, découvre, caresse,
Ma main gauche part chercher son corps.

Dessous, fantastique vision de cet Autre voulu,
Confusion magique, observation frénétique,
Mes yeux ont plus faim que mon ventre a jamais eu,
Mon ventre qui se tord d’une douleur féérique.

Beau. Mon esprit se voile d’un sentiment grisant,
Si proche, si serein, je ne fais que suivre le courant.
Unisson ; ce mot résonne, sonne, soudain me donne
La définition que les dictionnaires ont si morne…

La suite ? C’est plein de tout, de rien, de toucher ses reins,
D’une étrange volonté d’ainsi continuer, de juste profiter…

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